Encore du sable …

ENCORE DU SABLE
Après les dunes rouges de Sossusvlei nous avons changé d’univers. Nous avions une grosse journée de voiture pour aller sur la côte Atlantique à Swakopmund. En chemin nous sommes passés par un endroit qui s’appelle Solitaire. A la base c’est juste une station service un peu ambiance Bagdad café transformée en lieu touristique réputé pour un appfelstruddel !! Eh oui! La Namibie est une ancienne colonie allemande donc tout s’explique. Comme bonne touriste gourmande j’ai acheté deux parts de ce fameux gâteau à emporter pour notre déjeuner. En vrai nous n’avons pas trop aimé. La route était très belle, on a traversé canyon et formations rocheuses sorties de nulle part (un énorme inselberg de granit en plein désert!!).

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En partant de Sesriem il faisait 30 degrés et en arrivant à Swakopmund 16°! C’est une ville au bord de la mer où se terminent les dunes du désert du Namib. C’est assez incroyable de voir ces grandes dunes plongeant dans l’océan. En prévision de ce changement climatique nous avions prévus les deux nuits dans un petit hôtel en dehors de la ville. Nous avons pu y récupérer de la wifi pour 48h et à part le petit déjeuner gargantuesque nos tentes nous ont presque manqué. On a été très indécis sur quoi faire dans cette ville. Il est proposé pleins d’excursions en bateau, en 4×4.. et cela semble presque obligé de réserver pour un de ces tours. Nous étions très hésitants et quand on s’est enfin décidé pour un tour en 4×4 dans les dunes eh bien il n’y avait plus de place.
Finalement nous sommes allés nous balader dans la lagune de Walvis Bay. C’est la ville portuaire juste à côté. Elle possède une lagune avec des marais salants où l’on peut voir des tas d’oiseaux. Cette lagune se termine par une langue de sable jusqu’à un endroit appelé Pelican Point. Cet endroit nous était fortement déconseillé lors de notre briefing avec le loueur de voiture. Beaucoup de touristes se serait ensablés.
Avez vous déjà vu un vol de flamants rose ? Ils volent en groupe et ils ont une façon de planer et de se poser en douceur très gracieuse. Nous les avons trouvé plus petits que ceux du jardin des plantes à Paris (remarque d’Emilio). Ils ont des teintes rosées mais certains sont aussi tout blanc. Il y avait aussi des pélicans et d’autres oiseaux dont nous ne connaissions pas le nom français.

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A la fin de la lagune il y a des marais salants puis on débouche sur des pistes de sable jusqu’à la mer. Nous avons avancé un peu sur une piste de sable en mode 4×4 Marco très confiant. Puis voyant que le sable était mou nous avons décidé de faire demi tour et là je vois du sable au niveau de ma portière ( alors qu’on domine plutôt en 4×4..). Merde ! Nous nous sommes ensablés…
Nous sortons tous de la voiture et commençons à dégager les roues. Marco essaye très confiant, un peu fanfaron, genre je sais faire… Les enfants trouvent cela très drôle de devoir creuser dans le sable. Moi encore une fois je suis plus inquiète sur les dégâts pour la voiture que pour nous. Malgré plusieurs tentatives… ça patine… Il faut aussi vous re-situer l’endroit: en Namibie on ne croise pas souvent des voitures. Et là nous étions tout au bout d’une lagune, un endroit pas du tout fréquenté même par les touristes et puis nous étions sortis du chemin. Après quelques minutes d’attente nous voyons arriver une voiture de nulle part. Nous faisons des grands gestes ( un peu comme quand Tintin et Haddock sont perdus en mer sur un radeau de fortune) et la voiture sortie des dunes s’arrête (même pas un 4×4… mais comment font ils ??). On les voit pousser leur voiture un peu coincée elle aussi puis venir vers nous. Nous voyons arriver deux gaillards balèzes et là nous savons que notre voiture est sauvée. Ils nous demandent comment a-t-on fait pour se planter avec un 4×4? Et puis nous disent qu’ils vont nous sortir de là. A-t-on bien dégonflés les pneus ? Oui, Marco avait dégonflé comme on nous avait dit de faire. Ils nous disent que cela n’était pas assez et qu’il faut vraiment dégonfler encore les pneus. Ils nous aident à creuser un peu sous la voiture. Et puis un des gaillards prend le volant, on se met à pousser la voiture devant avec l’autre gars. Et facilement un petit coup en marche arrière et un coup en marche avant et hop en deux temps trois mouvements la voiture est sortie de là. Youpi ! Ce sont nos héros du jour. Je leur demande comment peut-on les remercier? « Non » me dit l’un « pour moi à chaque fois que je vois une voiture coincée j’en fait un challenge personnel de la sortir de là ! » Ok ! Alors mille fois merci. Notre plus grand regret sera de ne pas avoir pris de photo de cet épisode…
route sable

 

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En prenant le chemin du retour on croise une autre voiture qui veut s’engager dans le même chemin et là on retrouve un couple que nous avions déjà croisé à Sossusvlei. On leur déconseille d’y aller mais ils souhaitent tenter. Puis nous re-croisons la voiture de nos sauveurs qui nous demandent pourquoi nous n’allons pas à Pelican point. C’est très beau nous disent-ils. La piste n’est pas mauvaise suivez les traces des voitures et vous pourriez y aller sans problème. Pelican point c’est l’endroit dont je vous ai déjà parlé plus haut où le loueur nous avait vraiment déconseillé d’y aller… Alors là comme une aventure ne nous a pas suffit et que nous re croisons la voiture du couple précédent qui finalement rebroussaient chemin, ensemble nous décidons d’y aller. Nous n’irons pas jusqu’à Pelican Point mais nous y approchons presque. En effet cela valait le coup. La mer est belle, les lumières incroyables et ce fut un vrai challenge pour Marco de ne pas planter la voiture.

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Avant de retourner vers l’intérieur des terres Namibiennes nous avons fait un petit détour vers le nord à Cape cross où l’on peut y découvrir une colonie d’otaries. Un petit chemin sur un ponton en bois nous permet de nous balader au milieu des otaries. On peut les voir de très très près. La première réaction que l’on a quand on arrive c’est « pouaaaaaah mais ça puuuue! » Et puis le 2ème sens en éveil c’est l’ouïe ! Mais est ce bien des otaries ? Leur cri ressemble plutôt à un bellement de mouton ouessantin ou parfois à un rugissement de lion ! Impressionnant ça fait un de ces boucans ! Il y en a plus de 10000, certaines sont en train de dormir d’autres se baignent, les bébés tètent, d’autres escaladent des tas de leurs congénères sans aucune gène. On voit passer deux chacals … dure loi de la nature… quelques carcasses d’otaries gisent ici ou là.

 

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Adieu Océan atlantique nous ne te reverrons pas avant plusieurs mois coté Amérique!

 

 

 

 

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